Copenhague (1)

Publié le par ump boissy saint leger

                            SAMU  PLANETE


Les climatologues ont constaté que la température moyenne de la planète avait augmenté de 0,6 C au cours du XXe siècle. Les activités humaines sont en majeure partie responsable de ce réchauffement.Ses conséquences se font déjà sentir : multiplication des phénomènes météorologiques extrêmes (canicules, feux de forêts à répétition, tempêtes très violentes…), fonte de la banquise, disparition de certaines espèces animales… Il faut faire face par une action immédiate et à long terme qui passe en tout premier lieu par la diminution de nos émissions de gaz à effet de serre





Le ministre du Développement durable, Jean-Louis Borloo, s'est prononcé le 2 décembre devant l'Assemblée nationale pour un accord ambitieux, "le plus ambitieux des pays industrialisés". Le plan justice-climat défendu par la France milite notamment pour que les pays industrialisés se fixent des objectifs exigeants et soient solidaires des pays les plus vulnérables.
  

 

Du 7 au 18 décembre se tiendra, à Copenhague, au Danemark, la 15e conférence des Nations unies sur les changements climatiques. Quelque 192 pays seront réunis, sous l'égide de l'Onu, pour trouver un nouvel accord sur la réduction des gaz à effet de serre destiné à succéder au protocole de Kyoto, qui prend fin en 2012.

"Nous souhaitons l'accord le plus ambitieux, le plus élevé des [projets d'accord proposés par les] pays industrialisés", avec des financements "pour les pays les plus vulnérables", a expliqué Jean-Louis Borloo devant les députés.

"Copenhague, ce n'est pas une négociation des uns contre les autres, c'est un progrès partagé", a déclaré le ministre. Tous les dirigeants ont de "l'appréhension sur la nature des engagements" qui devront être pris, a-t-il observé. "Chacun arrive avec son angoisse ou son inquiétude, les pays industrialisés avec leur compétitivité, les pays émergents avec leur croissance et les pays vulnérables sont parfaitement démunis dans cette situation."

La France souhaite que les pays industrialisés s’engagent à réduire leurs émissions de gaz à effets de serre (GES) dans une fourchette comprise entre 25 % et 40 % d’ici à 2020, et à les diviser par quatre à l’horizon 2050. "En ayant des objectifs ambitieux, les pays industrialisés préparent la compétitivité de leurs économies de demain", a fait valoir Jean-Louis Borloo.

Les Etats-Unis et le Canada ont "une difficulté de calendrier ou d'ampleur d'engagement : ça s'appelle une demande de flexibilité" (...). On peut en discuter à condition que l'ensemble des obligations des pays industrialisés soit bien au final dans la fourchette des 25-40 % de réduction des émissions de GES en 2020", a insisté le ministre.


                    Des engagements adaptés pour les pays émergents

Le plan justice-climat propose que les grands pays émergents, qui font face à des problèmes d’adaptation, s’engagent à réduire leur intensité carbone, c’est-à-dire leur production d’émissions de CO2 en rapport à leur courbe de croissance.

Les pays en développement ne sont "pas un bloc homogène", a souligné le ministre, notant par exemple que "Singapour n'est pas dans la même situation que Madagascar". Que les Indiens "ne peuvent pas donner le sentiment dans leur pays qu'ils braderaient la sortie de pauvreté contre une réduction d'émission de gaz à effet de serre". Les Chinois "doivent comprendre qu'on ne leur demande pas une réduction immédiate des gaz à effet de serre (...) mais la réduction de l'intensité carbone d'un point de produit intérieur brut".

        Un soutien solidaire indispensable pour les pays les plus pauvres

"On ne peut pas laisser les pays les moins avancés, les plus vulnérables, dans cette situation", a plaidé Jean-Louis Borloo. "Il ne faut pas passer à côté du soutien solidaire indispensable des pays les plus pauvres de la planète".

C’est tout l’objet du "Plan Justice/climat" qui prévoit un financement public, prévisible et stable dans le temps, de l’ordre de 30 milliards de dollars par an, issu d’un prélèvement de 0,01 % effectué sur les transactions financières. L’objectif est d’aider les pays les plus vulnérables à s’adapter au changement climatique tout en accélérant leur développement, grâce notamment aux énergies renouvelables. Afin de garantir la bonne exécution des engagements pris, la France propose également la création d’une Organisation mondiale de l’environnement (OME).




                                                                                  Le développement durable 
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                                                                                   Présent à Copenhague
                                                                                           pour l'avenir
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