Hommage à Guy MOQUET

Publié le par ump boissy saint leger


Il y a maintenant 68 ans ...


En répression de l'exécution du Felkommandant de Nantes, Karl Hotz, le 20 octobre 1941, 48 otages sont fusillés le 22 octobre :

5 au mont Valérien, 16 à Nantes et 27 à Châteaubriant, dont Guy Môquet, 17 ans, le plus jeune d'entre eux.

C'est en chantant la Marseillaise que les 27 otages montent dans les camions, traversent la ville et, après avoir refusé d'avoir les yeux bandés, font face à leurs fusilleurs.

Le curé Moyon a rapporté ces paroles transmises par les condamnés : " Nous allons mourir pour la vie [...]

Notre sacrifice ne sera pas inutile, nous le savons, un jour il produira ses fruits. "    

"Ma petite maman chérie,
mon tout petit frère adoré,
mon petit papa aimé,
Je vais mourir ! Ce que je vous demande, toi, en particulier ma petite maman, c'est d'être courageuse. Je le suis et je veux l'être autant que ceux qui sont passés avant moi. Certes, j'aurais voulu vivre. Mais ce que je souhaite de tout mon cœur, c'est que ma mort serve à quelque chose. Je n'ai pas eu le temps d'embrasser Jean. J'ai embrassé mes deux frères Roger et Rino. Quant au véritable je ne peux le faire hélas !
J'espère que toutes mes affaires te seront renvoyées elles pourront servir à Serge, qui, je l'escompte, sera fier de les porter un jour. A toi petit papa, si je t'ai fait ainsi qu'à ma petite maman, bien des peines, je te salue une dernière fois. Sache que j'ai fait de mon mieux pour suivre la voie que tu m'as tracée.
Un dernier adieu à tous mes amis, à mon frère que j'aime beaucoup. Qu'il étudie bien pour être plus tard un homme.
17 ans et demi, ma vie a été courte, je n'ai aucun regret, si ce n'est de vous quitter tous. Je vais mourir avec Tintin, Michels. Maman, ce que je te demande, ce que je veux que tu me promettes, c'est d'être courageuse et de surmonter ta peine.
Je ne peux pas en mettre davantage. Je vous quitte tous, toutes, toi maman, Serge, papa, je vous embrasse de tout mon cœur d'enfant. Courage !
Votre Guy qui vous aime"


     

Le 25 octobre, de Gaulle,  déclare à la radio:

« En fusillant nos martyrs, l'ennemi a cru qu'il allait faire peur à la France. La France va lui montrer qu'elle n'a pas peur de lui [...] J'invite tous les Français et toutes les Françaises à cesser toute activité et à demeurer immobiles, chacun où il se trouvera, le vendredi 31 octobre, de 4 heures à 4 heures 5 [...]».

Les Français ont été tenus informés de l'événement et, le 29 octobre, les journaux annoncent que le Führer a renoncé à la deuxième vague de cinquante nouvelles exécutions.

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