Plan Cancer 2

Publié le par ump boissy saint leger


PLAN  CANCER 2

parlons en ...


                              

Discours de Nicolas SARKOZY
Plan Cancer 2

Entre prévention et inégalité, les principaux axes du Plan cancer 2 ont été annoncés par Nicolas Sarkozy. Un budget de 750 millions d’euros sera dégagé afin de lutter contre la première cause de mortalité par maladie en France.

Avec 350 000 nouveaux cas de cancers diagnostiqués chaque année en France, le cancer est devenu en 2004 la première cause de mortalité devant les maladies cardio-vasculaires. Mais ce qui était inimaginable il y a 30 ans est aujourd’hui une réalité : 50% des cancers sont suivis d’une guérison.


Dans une première partie concernant l’évolution du traitement de la maladie, Nicolas Sarkozy a souhaité la création de cinq sites de recherches pluridisciplinaires labélisés par l’Institut national du cancer, qui "seront un facteur d’émulation" au niveau français mais également international. Le chef de l’Etat envisage également une augmentation de 50% de la participation des patients aux essais cliniques afin de déboucher sur des traitements personnalisés. Jugé insuffisant, le nombre de spécialistes impliqués dans la prise en charge de la maladie devrait augmenter de 20% entre 2009 et 2013. L’analyse des risques environnementaux et comportementaux bénéficiera, quant à elle, de 15% du budget global du plan contre le cancer.  

Dans son discours, Nicolas Sarkozy a jugé "inacceptable" les inégalités, tant sociales que géographiques, face au cancer. "Entre 30 et 65 ans, il y a un risque deux fois plus important de cancer chez un ouvrier que chez les professions libérales", a-t-il précisé. Chez les plus défavorisés, la mortalité par cancer du pharynx est multipliée par dix et celle imputable au cancer du poumon par trois et demi. Dans le même temps, le président a reconnu l’existence d’une "surmortalité géographique liée au cancer" dans certaines régions françaises.

Nicolas Sarkozy a estimé que "la réduction des inégalités face au cancer doit être prise en compte dans toutes les dimensions: la recherche, l’observation, la prévention et le dépistage, les soins et l’accompagnement". Côté prévention, le président a dit assumer la hausse de 6% du prix des cigarettes, votée par l’Assemblée  Le chef de l’Etat s’est par ailleurs fermement opposé à la vente du tabac sur internet. En 2010, le remboursement des substituts nicotiniques pour les bénéficiaires de la Couverture Maladie Universelle (CMU) et pour les femmes enceintes passera de 50 à 150 €. De nouveaux objectifs en matière de dépistage du cancer du sein et du colon ont également été fixés : + 15% au niveau national, voire + 50% dans certains départements d’ici 2013.


Prônant le bienfait du sport pour la santé, Nicolas Sarkozy a aussi évoqué la possibilité de créer une "journée nationale de l’activité physique", sachant qu’aujourd’hui la sédentarité est l’une des causes du cancer

Troisième point du plan d’action, la vie après la maladie. Soulignant que 50% des cancers sont suivis d’une guérison ou d’une rémission, Nicolas Sarkozy a estimé que le plan devait proposer un suivi personnalisé de chaque patient dans le but d’ "d’évaluer les risques de rechute et de séquelles". Jugeant qu’il n’y avait aucune raison que les anciens malades soient pénalisés, le président s’en est également pris

aux assureurs et aux établissements de crédits. "Je n’accepterai pas que les patients ne puissent s’assurer et emprunter dans les meilleures conditions possibles", a-t-il déclaré. "C’est une injustice monstrueuse".

 

Nicolas Sarkozy a conclu annonçant que ce plan cancer "sera une réussite" précisant que ce n’était "ni une question de droite, ni de gauche mais une mesure de bon sens et de réflexion". Déjà les premières réactions se font entendre. Le député socialiste, Jean-Louis Blanco, a déploré que ce nouveau plan soit lancé alors "que deux tiers des 70 mesures du premier plan n’ont pas été mises en œuvre", ou seulement partiellement comme l’a indiqué un rapport de la Cour des comptes. De son côté, la cancérologue et députée socialiste, Michèle Delaunay juge lundi dans un communiqué que le plan annoncé va dans le bon sens. "On ne peut que se féliciter du thème dominant de ce deuxième plan cancer: la réduction des inégalités", écrit-elle précisant que le meilleur moyen de lutter contre la maladie est de rendre le dépistage obligatoire


Concrètement, ce plan ne porte pas seulement sur les soins apportés aux malades mais s’inscrit dans une démarche ambitieuse et globale qui concerne aussi bien la recherche, l’observation, la prévention et le dépistage que la vie pendant et après le cancer.

 

Pour plus d’efficacité et de transparence, ce plan, mis en œuvre sous l’égide de l’Institut national du cancer, fera l’objet de deux évaluations : une à mi-parcours fin 2011 et une autre à la fin du plan en 2013.

LES CHIFFRES :

 

  • 732 M€ : C'est le montant des dépenses nouvelles engagées entre 2009 et 2013 grâce au plan Cancer 2
  • 15 % : C'est la part du budget prévu pour la recherche qui sera consacrée à l'analyse des risques environnementaux et comportementaux
  • 80 % : C'est le nombre de patients qui bénéficieront en2013 du programme personnalisé de soins

http://www.e-cancer.fr/

PDF - Plan Cancer 2009 / 2013
http://www.e-cancer.fr/v1/fichiers/public/plancancer20092013_02112009.pdf

PDF Synthèse
5 axes – 30 mesures – 118 actions
http://www.e-cancer.fr/v1/fichiers/public/synthese_plan_cancer_2009_2013.pdf


                                                                                                        
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :