Radars : nouvelles dispositions !

Publié le par ump boissy saint leger

Panneau radar automatique

 

Dès août, des radars

moins signalés 

 

Freiner au panneau qui signale un radar à 400 mètres, accélérer de nouveau une fois le radar dépassé... trop d'automobilistes le font encore, respectant peu les limitations de vitesse malgré la multiplication des radars automatiques.

 

Le 18 février dernier, François Fillon présentait 14 nouvelles mesures destinées à faire reculer le nombre de morts sur les routes qui, après sept années de baisse, est resté stable en 2009 avec 4 262 morts.

Parmi ces résolutions, la moindre signalisation des radars. : la mesure commencera à prendre effet au mois d'août, à la faveur des grands chassés-croisés de l'été.

Dans des «zones radar» longues de 2 kilomètres, les conducteurs se sentiront sous surveillance sans savoir à quel emplacement précisément se trouve le mouchard. Selon le journal, les préfets doivent bientôt indiquer aux services de l'État les emplacements stratégiques, souvent les plus accidentogènes, où les panneaux à 400 mètres seront supprimés. Ces zones de vigilance vont aussi devenir la norme à l'installation de 800 nouvelles machines, entre août et la fin 2012.

 

Les appareils ne seront plus tous précédés d'un panneau et des zones entières vont être placées sous surveillance.

 

Lors des grands chassés-croisés de l'été, des «zones radar» - un concept totalement nouveau pour les automobilistes - vont être testées sur les routes. C'est en août que ce dispositif doit être mis en place. L'idée est de placer les conducteurs «sous surveillance», sans qu'ils sachent où se cache la machine.

À ce jour, l'appareil permettant de flasher le contrevenant est annoncé par une pancarte installée 400 mètres en amont. Dorénavant, l'automobiliste sera seulement averti qu'il entre dans une zone de deux kilomètres équipée d'un ou plusieurs radars.

Ces nouvelles zones verront le jour au fur et à mesure de l'installation des 800 nouvelles machines de répression prévue jusqu'en 2012. Mais pas seulement. Des portions de routes ou d'autoroutes où se trouvent déjà des radars, fixes ou mobiles, vont être transformées en «zones radar». Les préfets doivent d'ailleurs indiquer aux services de l'État les emplacements stratégiques, souvent les plus accidentogènes. Ainsi, deux systèmes d'information - l'un précis et l'autre plus évasif - vont cohabiter sur les routes. De quoi perturber le conducteur et l'inciter à lever le pied.

Ce procédé d'information, volontairement moins précis, avait été annoncé en février par le premier ministre, François Fillon, lors du dernier comité interministériel à la sécurité routière (CISR). Un décret est en préparation. Par ailleurs, le message précis devant figurer sur ces nouveaux panneaux donne lieu à d'ultimes arbitrages avant que la fabrication de ces derniers soit lancée.

Avec cette nouvelle signalisation, qui responsabilise davantage le conducteur, le gouvernement espère continuer à faire fléchir la courbe des morts sur les routes. Un objectif qui, on le sait, est fragile. L'année 2009 s'est en effet achevée avec un recul du nombre de personnes décédées assez limité : 4 262 contre 4 275 en 2008. Depuis, toutefois, la situation s'est nettement améliorée. Les cinq premiers mois de l'année, comparés à la même période de 2009, ont même été marqués par une baisse historique de près de 9 % : 142 vies ont été sauvées.

Vies épargnées

 Du côté des associations luttant contre les violences routières, on se félicite de ce nouveau dispositif. Chantal Perrichon, présidente de la Ligue contre la violence routière, soutient tout système créant l'effet de surprise. Elle se félicite d'ailleurs qu'une circulaire du 16 avril dernier, émanant de la Délégation interministérielle à la sécurité routière, demande aux préfets de ne plus signaler les radars mobiles.

Pour l'heure, un autre dispositif est dans les cartons du gouvernement : les radars «tronçons». Cent de ces appareils contrôlant le temps de parcours moyen sur une distance de quelques kilomètres seront déployés à partir de 2011. Eux aussi  devraient participer à la baisse de la mortalité sur nos routes, comme cela a été constaté dans des pays qui s'en sont déjà équipés. Parmi eux : l'Allemagne, l'Italie et la Norvège.

Les vies épargnées n'empêchent pas l'hostilité grandissante contre cette politique des radars. Nombre d'élus, toutes tendances confondues, souhaitent qu'on stoppe la multiplication de ces appareils. Un sondage réalisé en avril par les instituts Ipsos et CSA indique que 72 % des Français considèrent que la répression routière a atteint son seuil d'intolérance et s'opposent à un durcissement. Telle n'est pas, pour l'heure, l'orientation prise par le gouvernemen

Sources: Le Parisien / Le Figaro

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